Pendant l’entretien, il s’agit de mettre en valeur vos qualités et vos performances professionnelles en citant les faits et les chiffres qui attestent des réalisations dont vous pouvez vous targuer. Même dans les postes fonctionnels, vous avez pu obtenir des améliorations de productivité ou des succès objectifs. Votre goût pour l’effort, votre volonté de travailler doit également être perceptible. Il y a peu de réussite sans travail acharné.
L’arrogance et le manque d’humilité sont à proscrire. Evitez l’excès de « je » et préférez le « nous », c’est-à-dire vous et votre équipe, ou vous et vos collègues. Ainsi, vous ne donnerez pas l’impression d’être égocentré et vaniteux. Inversement, l’enthousiasme, la l’optimisme, l’envie d’en découdre sont des qualités qui peuvent faire la différence.
Evitez les remarques négatives sur vos collègues ou vos employeurs, qui ont toujours un effet boomerang. Les torts sont généralement partagés et un manque de lucidité ou de maturité à cet égard ne manquera pas de vous desservir.
Evitez les poncifs, sur l’importance des contacts humains ou de l’autonomie dans un poste, si vous n’êtes pas capables de les étayer. Le recruteur ne doit pas déduire de vos propos que vous êtes une personne bavarde qui a du mal à se mettre au travail ou un indépendant qui n’en fait qu’à sa tête et qui abhorre toute forme de contrôle.
Evitez par ailleurs de questionner directement votre employeur potentiel sur la pérennité de son entreprise, ce qui pourrait lui laisser croire que vous avez des doutes dans ses capacités.
L’entretien est aussi l’occasion, pour le recruteur, de tester votre capacité d’écoute. Il est très désagréable d’être confronté à un candidat qui récite un discours préparé, qu’il plaque sur la question posée. C’est un manque de respect pour votre interlocuteur, qui s’interrogera sur votre capacité à interagir avec autrui et sur votre confiance en vous. Si, vous avez besoin d’un peu de temps pour réfléchir à votre réponse, n’hésitez pas à reformuler la question qui vous est posée, ce qui témoignera de surcroît de votre volonté de comprendre votre interlocuteur.
Il est probable que le recruteur testera vos qualités intellectuelles d’analyse et de synthèse. Il vous demandera par exemple de décomposer un tout (composition d’un service, d’un chiffre d’affaires, d’un portefeuille clients,…), il vous faudra alors répondre de manière structurée. Il vous demandera de définir une notion abstraite ou de présenter en quelques phrases un évènement complexe. Moins que le contenu de votre réponse, c’est votre aplomb et la clarté de votre réponse qui sera jugée.
L’entretien doit être préparé en ayant fait des recherches Internet sur l’entreprise et ayant réfléchi au contenu du poste (difficultés du poste, obstacles prévisibles, évolution possible,…). Une liste de questions ou de points à éclaircir sur l’entreprise et le poste démontrera votre intérêt et votre sérieux. La description du poste, que vous aurez pris le soin de demander au recruteur préalablement à l’entretien doit, quant à elle, préciser le titre du poste, le rattachement hiérarchique, les missions et responsabilités, le profil recherché, la rémunération envisagée.
On attend d’un manager qu’il ait une vision globale de son entreprise et des forces à l’œuvre dans son secteur. Pour certains postes, il sera donc essentiel de mettre en avant votre connaissance du secteur. Il ne s’agit pas de lister les concurrents mais être capable de citer des chiffres-clés, expliquer positionnement concurrentiel et la vision stratégique des principaux acteurs.
Les questions sur la rémunération ou les avantages annexes doivent être abordées avec prudence et seulement en fin d’entretien. Vous ne devez pas donner l’impression d’être un mercenaire, uniquement motivé par l’argent, prêt à vous vendre au plus offrant. Les personnes qui réussissent aiment ce qu’elles font et ne le font pas uniquement pour l’argent !
Vous êtes parfaitement en droit de refuser de répondre à des questions pointues, qui vous obligeraient à dévoiler des données confidentielles relatives à votre employeur actuel ou passé. Cette réserve vous honore et montrera que vous êtes une personne digne de confiance. De même, vous pouvez parfaitement rester évasif si vous jugez que certaines questions empiètent sur votre vie privée.
Préparez-vous à affronter des questions délicates. Le recruteur peut chercher à vous déstabiliser émotionnellement, en vous demandant de lui décrire une crise, un échec, une frustration que vous avez vécus ou en vous poussant dans vos retranchements en vous posant des questions pièges (voir notre simulateur d’entretien), ou bien encore en faisant des suppositions désagréables (« oui, mais vous oubliez quelque chose d’important/d’essentiel ») pour voir si vous gardez votre aplomb.
Préparez-vous aussi à gérer à un geste imprévisible de la part d’un recruteur qui pourrait vous raccompagner jusqu’à votre voiture (est-elle propre et en ordre ?) ou vous poser une dernière question dans le hall.
