Une proportion importante de cv serait trafiqués (de l’ordre de 25%, selon certaines estimations). Certains candidats prétendent avoir des diplômes, des rémunérations, des responsabilités ou des réalisations professionnelles qu’ils n’ont pas ou qu’ils n’ont pas eus; ils oublient de mentionner qu’ils ont été licenciés ou qu’ils ont démissionné au bout de trois mois.
En maquillant la réalité, ces candidats prennent un risque élevé. Certes, leurs mensonges peuvent passer inaperçus mais ils ne sont pas à l’abri d’un consultant en recrutement ou d’un employeur consciencieux. Toutes ces informations sont facilement vérifiables au moyen d’une base de données de diplômes, de références, ou par le biais du réseau du recruteur.
Le monde est petit : il y a toujours quelqu’un que le consultant ou que l’employeur connaît qui vous connaît. En habillant votre cv, plutôt qu’en assumant des accidents de parcours, vous sabordez vos chances de construire une relation de confiance avec votre employeur et le chasseur de tête.
Si vous avez essuyé des revers, mieux vaut l’assumer et continuer de l’avant. Par ailleurs, avoir rencontré des difficultés, les avoir surmontées, en avoir tiré des leçons est un signe de maturité et de sagesse qui plaide en votre faveur.
Ainsi, lors d’un entretien, si vous êtes amené à rentrer dans le détail des mésaventures que vous avez vécues, évitez de vous appesantir sur les difficultés relationnelles que vous avez eues ou de vous présenter dans un rôle de victime. Ce n’est guère flatteur et amène le recruteur à se poser des questions sur votre stabilité émotionnelle, votre capacité de jugement (avant d’accepter une proposition) et votre capacité d’adaptation. Si vous avez démissionné, il est préférable de donner une explication positive, plutôt que de s’emmêler les pinceaux dans des justifications maladroites.
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